Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 18:35
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Cliché : Photos Libres



     Quand il a reçu les présidents des principales associations de protection de l'enfance le 20 novembre, le Président de la République leur a  annoncé la tenue, " d'Etats Généraux de l'Enfance " au premier semestre 2010. Or le communiqué rédigé à l'issue de cette réunion a fixé comme premier objectif le fait d' « améliorer la transmission de l’information préoccupante, prévue par la loi du 5 mars 2007, pour éviter que le nomadisme de certaines familles ne leur permette d’échapper au contrôle et à la surveillance des services sociaux... » (sic)   
      Cette phrase a déclenché un tollé chez les associations. Comme le rapporte La Lettre des Managers de l'Action Sociale du 10 décembre, " Pierre Saglio, président d’ATD Quart Monde, a découvert« avec stupeur et indignation » les termes du communiqué, annonçant que son mouvement « refusera de cautionner des états généraux prenant une telle orientation. » Même réaction indignée à l’Association nationale des assistants de service social (Anas), pour qui le président de la République « réintroduit l’idée rétrograde d’une police des familles au service d’une société sécuritaire et normative », au risque « d’augmenter les situations de danger pour les enfants ! » L’Unasea ( Union nationale des associations de sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence ) marque son « étonnement », soulignant que ce thème « n’a pas été évoqué » lors de la rencontre et « ne saurait l’être dans ces termes. »

Source : La Lettre des Managers de l'Action Sociale, 10 décembre 2009.
La Lettre des Managers de l'Action Sociale, 7, avenue du Maréchal Juin, 78420 Carrières-sur-Seine. Tel : 01 61 04 93 40 ; courriel : managersdelactionsociale@cegetel.net
Contacts :

UNASEA  

ANAS Association Nationale des Assistants de Service Social

ATD Quart Monde France

diffuse en ce moment un communiqué sous le titre "Le mouvement ATD Quart Monde est indigné" dont voici quelques extraits :
     "Pour sa part, le mouvement ATD Quart Monde a rappelé au cours de cette réunion que le premier respect dû aux enfants était de faire en sorte que les adultes référents engagés à leurs côtés (leurs parents, leurs enseignants, leurs éducateurs, les professionnels des services sociaux, etc.) se connaissent pour se comprendre et se respecter.

     Le mouvement ATD Quart Monde ne peut accepter que soit ainsi caricaturé et déformé le mandat des services sociaux ramené prioritairement à un rôle de « contrôle et de surveillance » alors que les familles les plus défavorisées demandent à être soutenues dans leur projet familial et qu’elles savent d’expérience que les professionnels sont les premiers sur qui elles peuvent miser pour assurer ce soutien. Comment ces professionnels peuvent-ils s’engager et être soutenus dans cette voie si la première injonction qui leur est faite au plus haut niveau de l’Etat vise prioritairement au « contrôle et à la surveillance  ?

     Le Mouvement ATD Quart Monde refusera de cautionner des états généraux prenant une telle orientation."

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 12 2009 08:10

    





     
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Par Jean-Pierre Gayerie, 120 p., éditions Territorial, juin 2009.


La communication écrite dans tous ses états
Écrire pour progresser
Vestiges de l'inhumain
Les avantages
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Comment perfectionner ses écrits?
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Syntaxe, style, clarté: l'art et la manière
Écrire pour transformer

Au rendez-vous des formes usuelles
La lettre - La note - La note interne ou note de service
Le fax - L'e-mail - Le résumé de texte - La note de synthèse - Le rapport
- Le compte-rendu - La convention - Le projet - Le communiqué de presse
Le journal sans peine , etc.

Moi, ma plume et... la page blanche
Un état d'esprit
Les ressources à mobiliser
La mise en ordre

Ces petits riens qui font les bons écrits

Les mille et un ressorts du blog

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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 12 2009 08:55

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Cliché : Photos Libres

      Dans notre brève du 28 octobre intitulée "La formidable créativité des ados" ( voir liste complète ci-contre ) , nous rendions compte de l'emballement des ados pour les "blogs" ...

       Franchement, on doit s'en réjouir, même si de nombreux pédagogues et spécialistes des jeunes, comme la psychanalyste Martine Fourré, estiment, non sans raison, qu'il ne faut surtout pas laisser les ados trop seuls en face d'Internet.

       On apprend, en effet, que l’usage des "blogs" et des réseaux sociaux rendrait les jeunes plus sûrs d’eux en renforçant leurs compétences littéraires ; c'est ce qu' explique la journaliste Zoé Kleinman    dans un article intitulé  "Chidren who use technology are "better writers"  paru sur le journal en ligne BBC News du 3 décembre. 

       Le quotidien anglais s'appuie sur les résultats d’une enquête menée par "The National Literacy Trust "auprès de 3000 jeunes Britanniques âgés de 9 à 16 ans. Selon cette étude, 61% des jeunes utilisant des blogs considèreraient écrire "bien" ou "très bien", contre 47% des enfants ne faisant usage ni des blogs ni des autres réseaux. "The National Literacy Trust" estime par ailleurs que l’emballement des jeunes pour les "blogs" et les "chats" amènerait ces derniers à l’écriture de nouvelles, journaux personnels,  scénarios, etc… Rappelons que des études médicales américaines très sérieuses avaient déjà démontré que l'écriture de journaux personnels et intimes pouvait être une source de bienfaits pour la santé...

       Bref, cette évolution est fort intéressante : reste à savoir comment accompagner ce cycle vertueux là où d'autres internautes en herbe - surtout les garçons - ont, hélas, encore trop tendance à se laisser dévorer par les aspects les plus troubles du Minotaure cybernétique !


                                                                              Jean-Pierre Gayerie  ©



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- Communauté : les enfants d'abord !
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 08:32














                                                                                         
Cliché : © Rachelle Matena

"L'apocalypse n'a pas de futur"
, André Malraux, l'Espoir.

 

Le livre intitulé « Nouvelles Politiques d’Accueil de la Petite-Enfance : le Grand Chamboulement »,  dénoue l'écheveau de la crise actuelle et publie de nombreux témoignages, interviews et photos de professionnels inquiets ou en colère. A l’heure de la transposition précipitée de la directive européenne sur les services, l' auteur livre ici son analyse sur l’avis de tempête menaçant le secteur de la petite enfance et ayant  justifié son ouvrage.   

                                

  En écrivant ce livre, mon ambition a été de rendre la parole aux professionnels ; laissés pour compte du chamboulement actuel, ils sont les pions involontaires du grand Meccano qui se met peu à peu en place sous leurs yeux éberlués. J'ai voulu les écouter et rendre compte de leur profond sentiment de dévalorisation. Ce livre m’a fourni l’occasion d’un tour de France au cours duquel je suis allé de surprise en surprise : des crèches associatives sont au bord de la fermeture, des assistantes maternelles en milieu rural sont contraintes de vendre leur maison à cause de la P.S.U., des élus n’hésitent pas à fermer des crèches publiques en catimini durant l’été, j’en passe et des meilleures ! Nous passons d’un système coopératif vertueux aux excès de la mise en concurrence. Ce qui se profile, c’est l’absence totale de régulation et la poursuite des destructions de places déjà pointée par la Cour des Comptes en septembre 2008.  Au bord de la crise de nerfs, les professionnels se sentent plongés dans un chaudron. Comment rester serein quand on est confronté à une vague  d’injonctions ? L'injonction de faire du chiffre avec les moyens du bord, l’injonction à faire du remplissage depuis la PSU en 2003 et la suppression du volet qualitatif des contrats-enfance en 2006, l’injonction à privatiser sa pratique avec la création des micro-crèches, l’injonction à mutualiser les équipes avec l’isolement croissant du secteur associatif ébranlé par la concurrence et l’effacement des partenaires locaux, etc. Les « réformes » engagées depuis 2003 ne se limitent pas à dédaigner le terrain ; elles amplifient les problèmes. Sous-tendues par un dogme économique - l’abaissement des coûts –, par un fil conducteur - « les crèches seraient trop chères, leurs normes d’encadrement et les qualifications professionnelles seraient intenables pour les finances publiques… » - et par un refrain idéologique, la mise en avant de la « garde », elles nous préparent des lendemains qui déchantent. Qu’est-ce que la « garde » sinon le déni éducatif et la relégation de la petite-enfance, hermétiquement séparée de la société et de la chaîne vertueuse des générations ? De quoi s’agit-il sinon d’édicter, à des années-lumière de l’expérience et de la recherche, que l’enfant, privé de parole, n’a pas accès à tout un registre de sensations, d’images et de précieuses perceptions ? Cette orientation régressive interpelle : isoler ainsi l’enfant, c’est l’atteindre durablement, le rendre malléable et gâcher à jamais ses chances dans un contexte de sollicitations psycho-technologiques de plus en plus intrusives.

 

 

Qui va tirer le secteur vers le haut ?

 

 

En tous cas, pas l’Etat. Après la zizanie du « droit opposable », désormais repoussé aux calendes grecques, voici venue la déferlante des rapports pondus à la hâte et érigés en feuilles de route. Fin 2006, un rapport de  l’Inspection générale de l’action sociale (Igas) annonçait un virage à 180 ° pour la PMI : prônant le désengagement de la mission de suivi des assistantes maternelles - renvoyées au face à face avec les parents -, il répudiait la dimension sanitaire de l’accueil de l’enfant, des personnels et des lieux d’accueil ô combien nécessaire au bien-être, au développement et à la santé des enfants (1). Le rapport Tabarot a rajouté une couche en 2008, suggérant notamment de confier les enfants aux seniors et de transférer les compétences des PMI aux communes ( « Donner la possibilité aux communes de se saisir d’une compétence d’agrément des structures collectives municipales et des assistantes maternelles » ). Récemment, l’Igas a enfoncé le clou en préconisant même de créer « des associations mandataires susceptibles de servir d’intermédiaires entre les familles et les assistantes maternelles  », ce qui pourrait sonner le glas de l’accueil indépendant et des crèches familiales (2). Les plans actuels des technocrates s’axent sur le « séquençage », c’est-à-dire la séparation artificielle et anti-éducative des enfants par tranches d’âge : les crèches et les assistantes maternelles seraient alors prises en étau entre le congé parental et le jardin d’éveil (3).

Le secteur lucratif n’a pas réalisé la percée escomptée depuis six ans : ses résultats restent inversement proportionnels à l’intense – et efficace ! - lobbiyng qu’il mène auprès des décideurs. A défaut de pouvoir faire de la petite-enfance une affaire commerciale juteuse, des milieux d’influence déterminés cherchent à déstabiliser les piliers du secteur : professionnels émérites, équipes sérieuses, collectivités locales, assistantes maternelles, institutions, etc (4).

 

 

Désorientation, mode d’emploi.

 

 

Aujourd’hui, la nouvelle hégémonie du médiatique sur le politique masque l’essentiel.  Le tapage orchestré autour des micro-lieux d’accueil, par exemple, ne doit pas nous détourner du vrai problème qui est la remise en cause aberrante du système coopératif antérieur. L’Etat cherche à se désengager en révisant rapidement l’ensemble des médiations existant entre la population et les institutions ; pour ce faire, il sème la confusion en mettant en avant des leurres ou des sous-produits comme les « micro-crèches » ; or celles-ci, pourtant lancées à grand renfort de publicité en 2006, ne font pas recette. D'après le décompte divulgué par le ministère des affaires sociales en mars 2009, il n'existe que... « 120 micro-crèches créées ou en projet » sur un effectif total de plus de  neuf mille crèches ! (5) De plus en plus lucides, les éventuels porteurs de projets n’ont guère envie de faire les frais de la déréglementation. Pendant ce temps, les assistantes maternelles semblent s’emparer des regroupements qui leur permettent de lutter contre la concurrence et le nomadisme des parents enclenché par la PSU : selon des sources syndicales, près d'une professionnelle sur deux voudrait tenter l'expérience ; les regroupements existants ou en projet s'élèvent déjà à... cent cinquante selon Maryvonne Papouin, Présidente de l'Association nationale des regroupements d'associations de maisons d' assistantes maternelles (ANRAMAM) . Le problème est que ces expériences auraient bien besoin d’un environnement vertueux, ce qui va à l’exact opposé des orientations actuelles ! Quant au soutien hypothétique des élus locaux, l’inconstance de la Cnaf a durablement échaudé la grande majorité d’entre eux qui se disent : « On nous a bigrement roulés en 2006 : nous ne donnerons plus un sou ! ».

 

 

Le temps de la réflexion.

 

 

Nous sommes arrivés au moment décisif où les acquis des dernières décennies risquent d’être irrémédiablement sapés. Un moratoire s’impose donc : on arrête, on réfléchit. La démarche de fond engagée pour le contrat-enfance a été constructive pendant vingt ans parce qu’elle reposait sur un principe fiable : pas de développement quantitatif durable sans impulsion nationale inscrite dans la durée et, surtout, sans développement conjoint du qualitatif. Même si elle devait être adaptée afin d’affronter les disparités locales, la potion magique du Contrat-Enfance ne méritait nullement d’être jetée aux oubliettes du jour au lendemain. Le cycle infernal du management par le chaos doit être brisé. On ne peut continuer à vouloir tout chambouler en faisant fi des professionnels, des élus et des gens d’expérience, surtout au détriment de l’enfant ; ce dernier doit  redevenir une fin et être préservé des assauts nihilistes de la stratégie mercantile. Je constate que le débat d’idées commence à prendre de l’ampleur chez les professionnels qui se décloisonnent et font tache d’huile, comme on le voit avec le collectif www.pasdebébésàlaconsigne.com. La tâche est immense : il faut casser ces logiques perverses de relégation infantile dont la fin ultime est de façonner des individus dépourvus de culture, de sens et de conscience d’autrui.

 

                                                                                   Jean-Pierre Gayerie  ©

_____________

 

(1) Etude sur la PMI en France, rapport de synthèse, novembre 2006 ; disponible sur le site : www.ladocumentationfrançaise.fr/rapports publics.

(2) Développement de la garde d’enfants,  mars 2009, p. 24, alinéa 99 ; disp. sur www.ladocumentationfrançaise.fr/.

(3) Cf. le compte-rendu de la réunion de la Mission d’évaluation et de contrôle des lois d’application de la sécurité sociale du 23 mars 2009 disp. sur  http://www.assembleenationale.fr

(4) Il existe, par exemple, une convergence étonnante entre les conclusions de la « Mission générale de révision des politiques publiques », divulguées par le rapport Tabarot dans son annexe 28 ( p. 117 à 120 ), et les propositions de la Fédération française des entreprises de crèches publiées dans le rapport intitulé Développement de la garde d’enfants en annexe 17, p. 177. Ces deux documents proposent ensemble « l’abandon  du Contrat Enfance et Jeunesse ».

(5) Déclaration d’Ibrahim Moussouni devant la Mission d’évaluation et de contrôle des lois d’application de la sécurité sociale le 5 mars 2009.

 

 

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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 21:44
© Alen Méaulle www.alimage.net


       Les professionnels impliqués dans le secteur de l'enfance, de la petite-enfance et de la jeunesse comptent parmi les travailleurs les plus confrontés aux risques du métier  ;  qu'ils soient éducateur de jeunes enfants, assistante maternelle, assistante familiale, animateur, animateur adjoint, puéricultrice,  éducateur spécialisé, instituteur ou autres, ils assument  des responsabilités écrasantes, sans toujours en être conscients.
      Souvent fort peu assurés, voire pas du tout, persuadés à tort que leur collectivité les protègera dans tous les cas, ils méconnaissent  gravement les limites de la protection fonctionnelle et de la responsabilité personnelle, qu'elle soit pénale ou civile.
       Pourtant, un nombre élevé de professionnels se retrouvent aujourd'hui mis en cause à titre personnel, poursuivis par la justice... et parfois condamnés.
       Cet usuel à la fois complet, pratique et agrémenté de nombreux exemples, se propose de les aider à prendre conscience des risques qu'ils encourent et de la manière de s'en prémunir, qui n'est jamais l'immobilisme. Il leur apporte des connaissances de base fort précises et utiles pour désamorcer les risques  ou mieux réagir en toutes circonstances et dans le respect des règles.
      
      L'avis de Jean-Pierre Gayerie :  Mention 20/20 pour cet usuel qui tombe à pic  ! En effet, les risques du métier vont revenir à l'ordre du jour en cette période étonnante de dérégulation et de "reconfigurations" tous azimuts. Ce livre agréable, souvent ludique, répond exactement au besoin actuel des professionnels. Achetez-le, vous ne le regretterez pas !

     Extrait du sommaire

Le cadre juridique général de la responsabilité

Introduction générale au droit
Le cadre légal de la responsabilité
L'assurance de la responsabilité
Les mineurs et la responsabilité de ceux qui les encadrent
Du danger d'encadrer des mineurs
Les travailleurs sociaux et l'autorité parentale : de la nécessité d'en maîtriser les subtilités
Étude de cas particuliers
Le droit à l'image
L'administration de médicaments
Le droit coutumier de correction
Le secret professionnel, l'obligation de réserve et de discrétion professionnelle
Le dispositif français de protection de l'enfance et l'obligation de signaler un enfant dit « en danger »

>> Téléchargez le sommaire (format pdf, 218.01 Ko)

La Responsabilité civile et pénale des travailleurs sociaux,
par Pierre-Brice LEBRUN, formateur en droit et journaliste.

Livre en vente aux  éditions Territorial
et dans toutes les bonnes librairies ; 100 pages . Tarif 59 € ( - 5% de réduction jusqu'au 31 décembre 2009 )
- Communauté : les enfants d'abord !
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